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Peintre dès l'enfance, j'ai choisi pourtant la philosophie et non des études d'art à l'université, ce qui est au fond une très bonne chose…Mais j'ai tout de même été formée à l'art du portrait. Rigoureusement. Ma formation initiale est des plus classiques : des cours d'été aux Beaux-arts et divers ateliers dans Paris.
Mais la véritable rencontre qui a permis la révélation de ma vocation, a été avec un peintre russe Alexeï Machina (deux fois lauréat du prix du portrait Paul-Louis Weiller de L'Académie des beaux-arts), formé avec exigence dans les écoles des beaux-arts russes. Rencontre salvatrice. Un destin! Sous sa direction, j'ai d'abord fait de nombreuses copies de maîtres italiens. Messine, Vinci, Botticelli, Titien, Pontormo… J'ai enfin travaillé six mois sur la copie de La Belle Ferronnière qui m'a permis d'acquérir une maîtrise importante dans le domaine technique, ce qui est pour moi la base de tout travail sur le portrait. Base classique qui peut être dépassée, détournée, parodiée …mais qui est le fondement. Dans une première période j'ai peint des portraits. Expressions de visages, regards, expressions corporelles… je voulais saisir un sentiment passager, un caractère ou même l'intériorité d'une personne à travers sa présence, devant moi, comme modèle. Son apparence, sa pose, devaient pouvoir me conduire à quelque chose de plus profond en elle. Ma deuxième période est orientée vers une saisie d'instants quotidiens qui renferment une dimension poétique voire spirituelle. La lumière, les couleurs vives, le mouvement y jouent un rôle déterminant. Mais la personne y tient encore le rôle principal. |
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